Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? Quatre mariages et des intolérants | Formation Wedding Planner - Organisateur de mariage

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? Quatre mariages et des intolérants

Le film avec Christian Clavier et Chantal Lauby raconte l’histoire d’une famille catholique bousculée par les choix de sa progéniture. Souvent drôle, mais le film reste un concentré de clichés.

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Le cinéma illustre le mariage intercommunautaire à intervalles irréguliers. De Devine qui vient dîner?de Stanley Kramer avec Sidney Poitier (1967) jusqu’à, en France, Mariage mixte d’Alexandre Arcady (2003), Mauvaise Foide Roschdy Zemou Prête moi ta main, d’Éric Lartigau (2006). Chacun a apporté sa pierre à l’édifice.

L’essentiel de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu? est dans la bande-annonce. L’intrigue d’abord, que le réalisateur Philippe de Chauveron (Les SeigneursL’Élève Ducobu) cosigne avec Guy Laurent. Issus de la bourgeoisie catholique, Claude et Marie Verneuil lisent Le Figaro, boivent du thé vert, tiennent aux déjeuners dominicaux en famille et ne manqueraient pour rien au monde la messe de Minuit.

«Famille Benetton»

Leurs filles bousculent leur tranquillité d’esprit en épousant des hommes «issus de l’immigration». Claude et Marie essaient de faire contre mauvaise fortune bon cœur avec leur toute nouvelle «famille Benetton». Pourtant ils digèrent mal la réalité. Ils comptent sur leur quatrième fille, Laure, pour épouser «un gendre bien comme il faut». Certes, la jeune femme leur présente un garçon catholique… mais Ivoirien. «Trois métèques, plus un Noir, pour tes parents, c’est Fukushima!», résume sans ambages l’un des beaux-fils.

«Quatre mariages, deux têtes d’enterrement», surtitre l’affiche en guise de slogan. Philippe de Chauveron offre un concentré de cas d’intolérance et de préjugés racistes. Il tente à grands renforts de messages martelés à coups de marteau-piqueur de tordre le cou aux clichés. «On a tous un petit côté raciste au fond», reconnaît Claude.

Malgré le rythme et les dialogues inégaux, et une mise en scène qui manque de légèreté, certains passages sont franchement hilarants. Dans les salles, le public – composé de toutes les communautés – applaudit spontanément. La mine déconfite de Claude, alias un Christian Clavierqui rappelle celui des Visiteurs, est irrésistible. Le Louis de Funès de Rabbi Jacob, de Gérard Oury, n’est pas loin. Marie, l’inénarrable Chantal Lauby, lèvres pincées, ajoute sa touche comique.

Le casting des filles et gendres bénéficie de jeunes acteurs inconnus, excepté l’humoriste Ary Abittan qui joue le Juif de service. Hauts en couleur, à tous les sens du terme, ils jouent leur partition avec plaisir et suscitent la sympathie chez le spectateur.

«Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu?» de Philippe de Chauveron, avec Christian Clavier, Chantal Lauby,
Ary Abittan.

Source le figaro, Nathalie Simon

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